Conseils pour une unité ouverte aux différentes attirances
Il existe une multitude de variations et chacun·e vit ses attirances à sa manière. Certaines personnes parlent ouvertement de leur(s) attirances, d’autres non. Dans tous les cas, il s’agit d’un choix personnel qui doit être respecté.
Soutenir les jeunes
Les Scouts accueillent ouvertement les jeunes de la communauté LGBTQIA+, et les attirances sexuelles et romantiques d’une personne ne peuvent en aucun cas constituer un frein à sa participation au scoutisme.
Comment rendre ma section plus inclusive aux différentes attirances sexuelles ou romantiques et soutenir les personnes LGBTQIA+ ?
- Ne fais pas d’hypothèses. Évite de faire courir des bruits ou de faire des suppositions sur les attirances des gens. Dans un groupe, il y a de fortes chances qu’au moins une personne s’identifie comme LGBTQIA+ ou ne le sache pas encore.
- Informe-toi. Il existe toute une série de termes que les personnes peuvent utiliser pour décrire leurs attirances. Par exemple, asexuel·le, pansexuel·le, aromantique ou en questionnement. Prends le temps de te renseigner sur ces termes, afin de te sentir à l’aise si un jeune souhaite discuter avec toi.
- Fais attention au vocabulaire. Pense à l’impact que cela peut avoir sur les scout·es qui sont peut-être homosexuel·les ou qui s’interrogent sur leur attirance. L’utilisation abusive et négative des termes gays, PD, homo, etc. est malheureusement courant. Cela peut conduire les jeunes à assimiler leurs sentiments à quelque chose de mauvais, à les refouler ou à les garder secret. Cela a un grand impact pour leur estime de soi, en particulier si les jeunes sont en train d’accepter leur sexualité.
- Sois vigilant·e. Les signes d’intimidation et "blagues" à caractère homophobe ne sont pas acceptables.
- Agis en tant que modèle et allié·e. Sois une personne ouverte et sensibilise à la diversité, quelle que soit ta propre attirance sexuelle. Tu n’as pas besoin d’être expert·e. En faisant preuve d’ouverture d’esprit, en véhiculant des messages positifs et en remettant en question l’homophobie, tu contribues à créer un environnement plus inclusif.
Que faire si un jeune révèle son attirance ou se questionne ?
En tant qu’animateur ou animatrice, tu es regardé·e comme un modèle par les jeunes et tu peux être interpelé·e sur beaucoup de questions intimes et personnelles. Il est par exemple possible qu’un·e jeune te dise, directement ou indirectement, qu’il ou elle est bisexuel·le. C’est ce qu’on appelle communément un coming out.
Un jeune peut être stressé ou mal à l’aise à l’idée de parler à quelqu’un de son attirance, craignant une réaction négative. Le fait qu’il ou elle ait décidé de t’en parler indique que tu es une personne de confiance.
Il faut prendre en compte un certain nombre d’éléments lorsqu’un jeune t’aborde. Il est essentiel de lui offrir un soutien positif et de la reconnaissance, car c’est peut-être la toute première fois qu’il ou elle en parle à quelqu’un :
- Rassure le jeune en lui disant que tout va bien. Il y a beaucoup de personnes chez les scouts qui font partie de la communauté LGBTQIA+ (sans "outer" ces personnes).
- Sois positif ou positive et ne porte pas de jugement.
- Sois à l’écoute : laisse le jeune parler et ne sois pas méprisant.
- Si le moment n’est pas approprié, fixe un moment qui convient mieux.
- Mène la conversation dans un environnement approprié, qui respecte la confidentialité et les besoins de la personne.
- Assure-toi que le ou la jeune a le soutien dont il ou elle a besoin.
- Garde les informations confidentielles, à moins que tu aies eu l’accord de la personne ou que sa sécurité soit en jeu. Le coming out, en soi, ne pose pas de problème de sécurité.
Et si je ne m’en sens pas capable ?
Sois à l’écoute, clarifie les besoins de la personne. N’hésite pas à exprimer honnêtement que tu ne sais pas, mais que tu vas de renseigner et chercher du soutien. Personne n’attend de toi que tu aies réponse à tout, ou que tu saches toujours comment faire. Si tu as une question, un doute ou besoin de soutien, n’hésite jamais à te tourner vers d’autres adultes (staff d’unité, équipe fédérale) ou à contacter le service Diversité et Inclusion.
Quels aménagements raisonnables faut-il mettre en place ?
Il n’y a pas de raison que les scout·es LGBTQIA+ fassent les choses différemment du reste du groupe, mais certains ajustements peuvent être mis en place si la personne le demande.
Lors de visites à l’étranger
Sache que les personnes LGBTQIA+ ne jouissent pas des mêmes droits dans tous les pays. En effet, dans certains pays, il est encore illégal d’être une personne gay, lesbienne, bisexuelle, etc. ou de s’identifier comme telle. Vérifie donc bien les lois en vigueur dans le pays où ta section compte partir avant de planifier votre visite.
Comment rendre ma section plus ouverte aux familles arc-en-ciel ?
Une famille arc-en-ciel est une famille dans laquelle au moins un des parents est une personne LGBTQIA+. Les relations avec les parents des scout·es sont incontournables et le bienêtre des jeunes dépend de la contribution et du soutien de ceux-ci. Il est important d’avoir en tête que toutes les familles sont différentes et que le fait que tu adaptes le vocabulaire que tu utilises est déjà un signe d’inclusion.
Des initiatives concrètes peuvent être prises pour s’assurer que la famille se sent incluse :
- Ne fais pas de supposition : toutes les familles sont différentes (famille arc-en-ciel, 1 papa ou maman célibataire, jeune sous tutelle, famille recomposée, etc.).
- Ne laisse pas la place aux moqueries, blagues ou propos LGBTQIA+ophobe.
- Assure-toi que le ou la jeune ne subisse pas de discrimination par rapport à sa situation familiale.
- Assure-toi que le ou la jeune se sente bien de parler des personnes avec lesquelles il ou elle vit.
Soutenir les adultes
Les Scouts accueillent ouvertement les animateurs, animatrices et autres bénévoles de la communauté LGBTQIA+, et les attirances sexuelles d’une personne n’ont aucune répercussion sur ses capacités à remplir son rôle.
Que faire si des adultes du Mouvement tiennent des propos homophobes ou s’opposent à l’accueil d’une personne LGBTQIA+ ?
Les personnes appartenant à la communauté LGBTQIA+ sont protégées par la loi. En effet, la loi interdit les discriminations liées à l’attirance sexuelle dans différents domaines : loisirs, emploi, formation, enseignement, biens et services, logement, etc. Au niveau pénal, depuis 2011, le caractère homophobe d’une agression constitue une circonstance aggravante.
Au-delà du rappel de la loi, il peut être intéressant de proposer une sensibilisation à la thématique, par l’intermédiaire d’associations professionnelles ou de notre service diversité & inclusion.
Il en va de la responsabilité de tous et toutes les adultes d’agir en tant que modèles en célébrant la diversité et en créant des environnements surs et inclusifs où tous et toutes les membres peuvent profiter du scoutisme.
Comment répondre aux jeunes s’ils ou elles ont des questions sur mon attirance sexuelle ou celles d’un·e autre adulte ?
Parler de son attirance sexuelle est une décision personnelle. Le choix n’appartient qu’à toi. Cependant, si les animateurs et animatrices hétéros sont souvent ouvert·es sur leur statut relationnel, les bénévoles adultes, lesbiennes, gays et bisexuel·les devraient se sentir légitimes de l’être aussi.
Le fait que des animateurs et animatrices soient à l’aise de parler de leur attirance sexuelle peut en dire long sur le fait que la section soit un endroit sûr pour les personnes LGBTQIA+. Si les adultes ne sont pas à l’aise, il est peu probable qu’un·e jeune se sente assez en sécurité pour pouvoir s’ouvrir à ce sujet.
Cependant, peu importe notre attirance sexuelle, il y a des choses qui relèvent de la vie personnelle et dont on n’a pas spécialement envie de parler.
Conseils pour soutenir les personnes transgenres
Chez Les Scouts, il y a des jeunes appartenant à la communauté LGBTQIA+. Certaines personnes parlent ouvertement de leur identité de genre, d’autres non. Dans tous les cas, il s’agit d’un choix personnel qui est totalement acceptable et qui doit être respecté.
Soutenir les jeunes
Les Scouts accueillent ouvertement les personnes de la communauté LGBTQIA+, et l’identité de genre d’une personne ne peut en aucun cas constituer un frein à sa participation au scoutisme.
Comment rendre ma section plus inclusive et soutenir les personnes transgenres ?
Voici quelques pistes pour rendre ta section plus inclusive à l’égard des personnes transgenres :
- Ne fais pas d’hypothèse. Évite de faire courir des bruits ou des suppositions sur l’identité de genre des gens. Dans un groupe, il y a de fortes chances qu’au moins une d’entre elles s’identifie comme LGBTQIA+ ou ne le sait pas encore.
- Permets à chaque personne de se présenter (en début d’année, de weekend, de camp, etc.) en précisant le prénom/totem et les pronoms par le(s) quel(s) elle veut être appelée.
- Respecte le genre de la personne. Il convient de respecter l’identité, le prénom, les pronoms et les accords (féminins, masculins, neutres, en alternance…) choisis par la personne. Tu éviteras ainsi de mégenrer la personne, c’est-à-dire d’utiliser des expressions qui ne correspondent pas à son identité.
- Rectifie le mégenrage. Reprends les personnes qui n’utilisent pas les bons termes, pronoms, prénoms ou accords.
- Informe-toi. Il existe toute une série de termes que les personnes peuvent utiliser pour décrire leur identité de genre. Prends le temps de te renseigner sur ces termes, afin de te sentir à l’aise si un jeune souhaite discuter de son identité avec toi.
- Fais attention au vocabulaire. L’utilisation abusive et négative de termes liés aux identités LGBTQIA+ est malheureusement courante. Pense à l’impact que cela peut avoir sur les scout·es qui sont peut-être transgenres ou qui s’interrogent sur leur identité de genre. Cela peut conduire les jeunes à assimiler leur identité à quelque chose de mauvais, à refouler ou à garder secret. Cela a un grand impact sur leur estime de soi, en particulier si les jeunes sont en train d’accepter leur identité.
- Sois vigilant·e aux signes d’intimidation et aux "blagues" à caractère LGBTQIA+phobe. Cela ne doit pas être accepté, ni de la part des jeunes ni de la part des adultes.
- Évite d’utiliser systématiquement le genre comme critère. Il n’est pas nécessaire de diviser le groupe en fonction du genre pour les activités.
- Sois conscient·e de la période de transition. Cela peut être un moment difficile pour certaines personnes. Pour autant, de nombreuses personnes trans* vivent sereines et heureuses, et il ne faut pas se comporter comme si elles étaient forcément en difficulté !
- Agis en tant que modèle et allié·e. Sois ouvert·e et sensibilise à la diversité, quelle que soit ta propre identité de genre. Tu n’as pas besoin d’être expert·e. En faisant preuve d’ouverture d’esprit, en véhiculant des messages positifs et en remettant en question la transphobie, tu contribues à créer un environnement plus inclusif.
Que faire si un jeune transgenre affirme son identité de genre au cours de son appartenance à la section ?
Il est essentiel de discuter avec cette personne de la manière dont elle souhaite l’aborder, ou non, avec les membres du groupe, et de ce que cela peut impliquer pour sa vie dans le groupe. Si elle souhaite l’aborder, différents moyens peuvent être utilisés (par ex : une lettre écrite par la personne lue au groupe, avant une discussion ensemble). Ce qui importe est que la personne soit à l’aise.
Si c’est un·e mineur·e, il est possible que les parents soient déjà informés et souhaitent être associés à ces réflexions.
Attention
Des personnes transgenres peuvent être en situation de rejet dans leur famille et y vivre des violences. Elles doivent pouvoir trouver dans le groupe un espace de paix et de sécurité. Il ne faut donc pas "signaler" sans son accord la transition d’une personne à ses parents (ni à qui que ce soit d’ailleurs). Il n’est pas toujours facile d’être entre un jeune et ses parents. Si tu as une question, un doute ou besoin de soutien, n’hésite jamais à te tourner vers d’autres adultes (staff d’unité, équipe fédérale) ou à contacter le service Diversité et Inclusion.
Que faire si un jeune transgenre vit déjà selon son identité de genre en arrivant dans la section ?
Il n’est pas opportun d’évoquer sa situation avec les autres membres du groupe, sauf si c’est la demande de la personne.
De même qu’il n’y a aucune obligation de prévenir les autres parents du groupe. Les parents n’ont, pour cette situation comme pour d’autres, pas à connaitre la situation intime des membres de la section.
Que faire si les autres membres de la section posent des questions ?
Si la section se pose des questions, il faut y répondre. Cependant, la manière de le faire va dépendre de si la personne concernée souhaite évoquer publiquement ce sujet ou non.
Par exemple : si un jeune s’interroge sur l’apparence d’un autre jeune, la réponse peut renvoyer aux gouts et envies de la personne (elle a les cheveux courts parce qu’elle se sent bien comme ça). Si la question concerne ce qu’est une personne transgenre ou la transidentité, on peut répondre sur ce point sans évoquer la situation spécifique de la personne.
Si les questionnements et le besoin de comprendre sont légitimes, il est important de garder en tête l’état de fait actuel : les personnes trans* sont très fortement exposées à la violence et au harcèlement. De ce fait, une proportion importante d’entre elles passe par des périodes de fragilité psychologique. La priorité doit être de protéger les personnes trans* et de garantir leur droit à faire partie de la section.
De manière générale, aborder l’accueil et l’inclusion de tous et toutes dans ta section avant qu’une question se pose de manière spécifique est un bon moyen de garantir l’ouverture et l’inclusivité de celle-ci.
Que faire si l’on souhaite ou qu’il y a besoin de parler de transidentité dans la section ?
Il faut veiller à ne pas organiser quelque chose qui ressemble à un débat sur l’existence ou la validité des personnes trans* ou leurs droits. On peut en revanche réfléchir ou organiser des activités autour des façons d’être accueillant·e, inclusif ou inclusive, de faire avancer les droits, de lutter contre les violences, discriminations et stéréotypes.
N’hésite pas à demander de l’aide. Tu trouveras quelques ressources et associations dans la partie contacts et outils à ta disposition.
Que faire si un·e jeune révèle son identité de genre ou se questionne ?
En tant qu’animateur ou animatrice, tu es regardé·e comme un·e modèle par les jeunes et tu peux être interpelé·e sur beaucoup de questions intimes et personnelles. Il est par exemple possible qu’un jeune te dise, directement ou indirectement, qu’il est transgenre ou qu’il questionne son identité de genre. C’est ce qu’on appelle communément un coming out.
Un jeune peut être stressé ou mal à l’aise à l’idée de parler à quelqu’un de son identité de genre, craignant une réaction négative. Le fait qu’il ait décidé de t’en parler indique que tu es une personne de confiance.
Il faut prendre en compte un certain nombre d’éléments lorsqu’un jeune t’aborde. Il est essentiel de lui offrir un soutien positif et de la reconnaissance, car c’est peut-être la toute première fois qu’il ou elle en parle à quelqu’un :
- Rassure le jeune en lui disant que tout va bien. Il y a beaucoup de personnes aux scouts qui font partie de la communauté LGBTQIA+ (sans "outer" ces personnes).
- Sois positif ou positive et ne porte pas de jugement.
- Écoute, laisse le jeune parler, ne sois pas méprisant·e.
- Sois conscient·e qu’une période de transition peut être un moment difficile pour certaines personnes. Pour autant, de nombreuses personnes trans* vivent sereines et heureuses, et il ne faut pas se comporter comme si elles étaient forcément en difficulté !
- Si le moment n’est pas approprié, fixe un moment qui convient mieux.
- Mène la conversation dans un environnement approprié, qui respecte la confidentialité et les besoins de la personne.
- Assure-toi que le ou la jeune a le soutien dont il ou elle a besoin.
- Garde les informations qui t’ont été confiées confidentielles, à moins que tu aies eu l’accord de la personne ou que sa sécurité soit en jeu. Le coming out, en soi, ne pose pas de problème de sécurité.
Et si je ne m’en sens pas capable ?
Sois à l’écoute, clarifie les besoins de la personne. N’hésite pas à exprimer honnêtement que tu ne sais pas, mais que tu vas de renseigner et chercher du soutien. Personne n’attend de toi que tu aies réponse à tout, ou que tu saches toujours comment faire. Si tu as une question, un doute ou besoin de soutien, n’hésite jamais à te tourner vers d’autres adultes (staff d’unité, équipe fédérale) ou à contacter le service Diversité et Inclusion.
Quels aménagements raisonnables faut-il mettre en place ?
Il n’y a pas de raison que les scouts trans* fassent les choses différemment du reste du groupe, mais certains ajustements peuvent être mis en place si la personne le demande.
Pour les weekends, camps, vestiaires, douches, etc.
Comme pour tout le groupe, le sommeil et les moments d’intimité doivent être pensés et organisés en fonction des besoins de chacun·e, le principe étant que tout le monde se sente à l’aise avec cette organisation et que personne ne soit mis·e à l’écart.
Certaines personnes peuvent préférer dormir/se laver seule, disposer d’un espace d’intimité défini (rideaux, paravent, etc.), d’autres non. Il est donc nécessaire d’en discuter au préalable afin de connaitre les préférences.
Si les tentes ou dortoirs des jeunes sont non-mixtes, une personne trans* doit pouvoir dormir avec les jeunes de son genre, autrement dit un garçon trans* avec les garçons. Dans tous les cas, le plus important est de vérifier que la personne est à l’aise avec les personnes avec qui elle dort. Il en va de même pour les douches : s’il y a un ordre pour les douches des filles et des garçons, la personne doit pouvoir se doucher au même moment que les autres enfants de son genre. Là aussi, on prend en compte ce qui lui convient le mieux.
Plus largement, sur un camp, il est important de mettre en place un espace d’intimité corporelle pour tous les enfants : trans* ou cis. Les enfants doivent pouvoir se changer, se laver, dans des espaces où ils et elles ont seul·es si c’est leur souhait.
Les personnes trans* peuvent avoir un rapport particulier à leur corps : en étant à leur écoute, on peut anticiper des situations ou activités qui peuvent les mettre mal à l’aise (baignade par exemple).
Attention à ne pas stigmatiser les scout·es, parfois en voulant bien faire on en fait trop. Le plus important est de rester à l’écoute des demandes et besoins de la personne.
Lors de visites à l’étranger
Sache que les personnes LGBTQIA+ n’ont pas les mêmes droits dans tous les pays. En effet, dans certains pays, il est encore illégal d’être une personne gay, lesbienne, bisexuelle, etc. ou de s’identifier comme transgenre. Vérifie donc bien les lois en vigueur dans le pays où ta section compte partir avant de planifier votre visite.
Dans le cas de projets internationaux, il faut anticiper le fait que la mention « sexe » inscrite sur les documents d’identité peut ne pas correspondre à l’identité et à l’expression de genre (apparence) d’une personne trans*. Cela peut générer des difficultés pour passer les contrôles d’identité.
Comment rendre ma section plus inclusive des familles arc-en-ciel ?
Une famille arc-en-ciel est une famille dans laquelle au moins un des parents est une personne LGBTQIA+. Les relations avec les parents des scout·es sont incontournables et le bienêtre des jeunes dépend de la contribution et du soutien de ceux-ci. Il est important d’avoir en tête que toutes les familles sont différentes et que le fait que tu adaptes le vocabulaire que tu utilises est déjà un signe d’inclusion.
Des initiatives concrètes peuvent être prises pour s’assurer que la famille se sent incluse :
- Ne fais pas de supposition : toutes les familles sont différentes (famille arc-en-ciel, 1 papa ou maman célibataire, jeune sous tutelle, famille recomposée, etc.).
- Ne laisse pas la place aux moqueries, blagues ou propos LGBTQIA+phobe.
- Assure-toi que le ou la jeune ne subisse pas de discrimination par rapport à sa situation familiale.
- Assure-toi que le ou la jeune se sente bien de parler des personnes avec lesquelles il ou elle vit.
Soutenir les adultes
Les Scouts accueillent ouvertement les animateurs, animatrices et autres bénévoles de la communauté LGBTQIA+. L’identité de genre des personnes n’a aucune répercussion sur leur capacité à remplir leur rôle.
Que faire si un animateur ou une animatrice affirme son identité de genre pendant son mandat au sein de la section ?
Il est essentiel de discuter avec cette personne de la manière dont elle souhaite l’aborder, ou non, avec les membres du groupe, et de ce que cela peut impliquer pour sa vie dans le groupe. Si elle souhaite l’aborder, différents moyens peuvent être utilisés (par ex. : une lettre écrite par la personne lue au groupe, avant une discussion ensemble), ce qui importe est que la personne soit à l’aise avec.
Si des enfants posent des questions, il faut y répondre. La manière de le faire va cependant dépendre de si la personne concernée souhaite évoquer publiquement ce sujet.
Si la question concerne ce qu’est une personne transgenre ou la transidentité, on peut répondre sur ce point sans évoquer la situation spécifique de la personne.
Si les questionnements et le besoin de comprendre sont légitimes, il est important de garder en tête l’état de fait actuel : les personnes trans* sont très fortement exposées à la violence et au harcèlement. De de ce fait, une proportion importante d’entre elles passe par des périodes de fragilité psychologique. La priorité doit être de protéger les personnes trans* engagées dans le groupe et de garantir leur droit à faire partie du groupe.
Que faire si un·e animateur ou animatrice vit déjà selon son identité de genre en arrivant dans la section ?
Il n’est pas opportun d’évoquer sa situation avec les autres membres du groupe, sauf si c’est la demande de la personne. De même qu’il n’y a aucune obligation de prévenir les parents. Les parents n’ont, pour cette situation comme pour d’autres, pas besoin de connaitre la situation intime des membres de la section.
Est-il possible de changer le prénom dans Desk ?
Si ce changement n’est pas enregistré officiellement sur la carte d’identité du membre, ce n’est pour le moment pas possible. En effet, pour des questions d’identification auprès de notre assureur et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous ne pouvons malheureusement pas faire apparaitre le prénom d’usage dans Desk.
Cependant, nous sommes actuellement en train de travailler sur une solution pour pouvoir faire apparaitre le prénom d’usage d’une manière ou d’une autre, car nous sommes persuadés qu’il s’agit d’une mesure capitale pour respecter pleinement l’identité de genre des personnes transgenres.
En attendant, il est déjà possible de changer le marqueur de genre dans Desk si la personne le souhaite.
Comment répondre aux jeunes s’ils ont des questions sur ma transidentité ou celle d’un autre adulte ?
Partager ses expériences personnelles est une décision individuelle. En tant qu’animateur ou animatrice, le choix n’appartient qu’à toi ou à la personne concernée.
Au sein de la structure fédérale, le service diversité & inclusion est là pour t’accompagner dans tes démarches. N’hésite pas à nous contacter.