Le candidat à la présidence 2026-2029
Je m’appelle Benjamin, président fédéral actuel, et candidat pour un second (et dernier) mandat de trois ans, de 2026 à 2029. J’annonce déjà que c’est le dernier car le règlement fédéral prévoit une durée maximum de 6 ans à la même fonction. Une bonne manière de s’assurer un renouvèlement des personnes et des idées.
J’ai à cœur que cette proposition de contrat d'animation fédérale reflète mes échanges avec de nombreux bénévoles et permette à notre fédération de s’accorder pour mieux avancer.
La proposition de contrat d’animation fédérale (CAF) 2026-2029
Pour être élu, je dois proposer un contrat d’animation fédérale. Le 4 avril prochain, chaque membre de l’assemblée fédérale se prononcera pour ou contre le fait que je pilote la fédération sur base du contrat proposé.
Ma proposition est le fruit d’un processus de plusieurs mois, de nombreuses discussions, de lectures, et surtout de l’expérience cumulée d’un grand nombre de bénévoles :
- Délégués days : près de 300 bénévoles consultés. Des animateurs et animatrices en très grande majorité.
- Le grand baromètre fédéral : près de 450 réponses représentant correctement la diversité de la fédération.
- Un groupe de travail de 15 personnes pour m’aider à construire, à analyser, à réfléchir, à prioriser, à rédiger…
Tu découvriras ci-dessous les six priorités qui ont été retenues pour ce CAF 2026-2029. Si tu souhaites connaitre les constats et réflexions qui ont mené à ces choix, file à la rubrique sur Construction du CAF.
Au-delà de ma tête, de mon attitude, de mes compétences et de mes connaissances, tu l’auras compris, l’essentiel repose sur le CAF. En voici les quelques éléments clés :
- Le CAF rassemble les priorités du Mouvement pour la durée du mandat.
- C’est un contrat passé entre l’assemblée fédérale (dont les potentiel·les 398 délégué·es) et moi.
- Les membres de l’assemblée fédérale doivent être consultés au moins une fois avant le vote.
- Le CAF doit être validé par 2/3 des voix de l’assemblée. Il s’agit donc de créer une adhésion forte.
Six priorités
Plus de cohésion dans la fédération
Mesurer le niveau d’adhésion ou d’alignement entre les unités et la structure fédérale n’est pas facile. À titre d’exemple, j’utiliserai comme indicateur le nombre de délégué·es renseignés par les unités. Je ne pense pas absurde d’extrapoler une corrélation avec l’utilisation de nos outils, le taux de formation ou la participation aux activités fédérales.
Sur les quatre dernières années, voici le nombre de délégué·es renseignés.
- Délégué renseigné 3 ou 4 années : 127 unités.
- Délégué renseigné 1 ou 2 années : 154 unités.
- Aucun délégué renseigné sur les 4 années : 117 unités.
Si la fédération n’est qu’un moyen de soutien et d’organisation, il n’est néanmoins pas possible de "scouter" seul. La dimension de fraternité scoute est absolument nécessaire dans notre projet pédagogique.
Ces 117 unités font vivre du scoutisme et méritent également d’être soutenues, consultées et accompagnées. Je souhaite en priorité reconnecter la structure fédérale avec leur vision du terrain, tout en y associant les unités plus proches de la structure.
Enfin, la solution exposée par les délégué·es pour une majorité d’enjeux est un contact plus grand entre les unités et la structure fédérale. Les actions centralisées ou décentralisées sont difficiles à promouvoir auprès des unités. Inversons les pratiques en début d’année : invitez vos cadres à rencontrer les animateurs et animatrices. Les conséquences seront plus que positives : contact positif, écoute des besoins, promotion d’outils adaptés, accompagnement des nouveaux, soutien à l’équipe d’unité avec un message commun…
➡️ Objectif principal : reconnecter la structure fédérale avec toutes les unités.
Comment atteindre l'objectif ?
Objectif principal
Reconnecter la structure fédérale avec toutes les unités.
Actions essentielles
- Organiser une opération de rencontre entre les conseils d’unité et leur équipe fédérale.
- Continuer à mettre l’accent sur la mobilité des cadres pour un soutien de chaque unité.
Idées à creuser
- Monitorer et analyser le niveau de participation aux activités fédérales.
- Appliquer la récente priorisation de nos objectifs pour les évènements : 1. former les bénévoles, 2. consulter les bénévoles, 3. fédérer nos membres.
- Poursuivre la valorisation de la fonction de délégué·e d’unité.
- Les actions décentralisées sont accessibles de manière équitable.
- Intégrer les évènements organisés par les unités dans notre réflexion.
Ce que tu peux faire dans ton unité
- Invite/accueille les cadres fédéraux en conseil d’unité.
- Participe aux actions fédérales.
- Élis un·e délégué·e.
Indicateurs
- Le nombre d’unités qui renseignent un·e délégué·e sur le mandat.
- Le taux de fréquentation aux activités fédérales.
- Le nombre de contacts qualitatifs entre les conseils d’unité et leur équipe fédérale.
Des outils au cœur de l’animation
La quantité d’outils et de documentation sur le site web est impressionnante. Souvent, la réponse à la remarque « Ce serait bien d’avoir une information sur… » est « Tu connais cette page du site ? ».
Sur le mandat 2023-2026, nous avons tenté de moins produire pour mieux produire, nous avons mis en place une procédure de révision de nos publications, nous avons tenté de tendre vers une harmonisation des formats. Un texte de référence à ce propos est en cours de finalisation.
Le format cahier semble trop vieux. L’application n’a pas vraiment séduit. La publication des informations uniquement sur le site web ne correspond pas aux habitudes de formation. Les fiches imprimables sont en test. Trouver le bon format n’est pas évident. Transposer nos contenus dans un nouveau format demande beaucoup de ressources, nous ne devons pas nous planter.
Il est nécessaire pour nous de nous assurer qu’une publication réponde effectivement à un besoin et qu’elle sera utilisée. Il est également nécessaire d’avoir (entre autres ?) un format de publication agile qui puisse coller rapidement à la demande. Tout en garantissant de la clarté sur l’ensemble de nos productions.
➡️ Objectif principal : augmenter la pertinence et ainsi l’utilisation de nos outils.
Comment atteindre l'objectif ?
Objectif principal
Augmenter la pertinence et ainsi l’utilisation de nos outils.
Actions essentielles
- Rendre disponible une vue claire sur l’ensemble des ressources qui existent.
- Rendre systématique l’analyse du besoin lors de la création de nouvelles publications pérennes.
- Ne sortir une nouvelle publication qu’avec une vue claire de comment elle sera mise dans les mains des utilisatrices et utilisateurs.
Idées à creuser
- Créer un canal parallèle de communication pour les informations vers nos membres.
- Renforcer la diffusion de nos publications lors des relais.
- Renforcer la diffusion de nos publications lors des formations.
Ce que tu peux faire dans ton unité
- Tu as besoin d’une ressource ? Cherche sur le site ou pose la question (à un cadre, au 21…), probablement qu’elle existe.
- La ressource n’existe pas, signale-le.
- Perds-toi sur le site, tu découvriras des merveilles.
Indicateurs
- Le taux de connaissance et d’utilisation des outils, sur base du baromètre fédéral.
- Le nombre d’outils distribués ou vendus.
- Le nombre de téléchargements sur le site.
Répartition harmonieuse / Vers plus d’équité
Les réalités de nos unités restent très différentes. Le taux de scoutisme par rapport à la population est très différent d’une province à l’autre. Les unités à saturation côtoient les unités en manque de membres. Des unités doivent choisir les pionnier·es qui deviennent animateurs ou animatrices alors que d’autres doivent fermer des sections par manque de ressources. Conséquence : des jeunes ne peuvent pas vivre le scoutisme et le nombre d’unités diminue.
Qu’il est difficile pour un·e pionnier·e d’aller animer dans une autre unité que la sienne. Qu’il est difficile pour une animatrice ou un animateur de changer d’unité. Qu’il est difficile pour un parent de ne pas mettre son enfant dans l’unité voulue. Le sentiment d’appartenance à l’unité, voire à la section, est particulièrement fort dans notre fédération. Si bien qu’il est parfois plus fort que l’envie de vivre ou de faire vivre le scoutisme.
Il n’est pas possible pour les unités de grandir indéfiniment.
- Une section trop grande perdra en proximité entre les animateurs et animatrices et les scout·es, élément nécessaire à une animation de qualité dans notre méthode. On n’imagine pas une ribambelle de 100 baladin·es…
- Un staff trop grand aura des difficultés à fonctionner de manière unie.
- On pourrait donc dédoubler des sections ou des staffs. La limite devient le nombre d’animatrices et animateurs à soutenir par l’équipe d’unité.
- L’équipe d’unité est limitée à 4 personnes (voire 7 si on compte les collaborateurs et collaboratrices d’unité). En admettant qu’on élargisse la taille, jusqu’à quand cette équipe pourra être efficace et cohérente dans son action ?
- Quand alors divise-t-on l’unité ? On se confronte alors au sentiment d’appartenance. Faut-il prévoir une structure intermédiaire à l’unité ? Deux conseils d’unité ? Deux équipes d’unité ? Des mini-équipes d’unité pour chaque tranche d’âge ? Mais alors jusqu’à quand peut-on continuer à parler d’unité ?
La solution idéale pour résoudre ce problème est de créer de nouvelles unités. Ce sont des projets qui demandent néanmoins beaucoup d’énergie. Même si la documentation et le soutien seront revus et renforcés, il n’y a pas de solution facile pour ce faire. Il est indispensable de travailler sur le sentiment d’appartenance et de faciliter la mobilité de nos bénévoles.
➡️ Objectif principal : offrir une opportunité de scoutisme à chaque jeune qui le souhaite.
Comment atteindre l'objectif ?
Objectif principal
Offrir une opportunité de scoutisme à chaque jeune qui le souhaite.
Actions essentielles
- Rendre faisable la création d’une unité spin off intégrée dans une unité existante.
- Outiller à l’ouverture de nouvelles unités.
- Monitorer et analyser les listes d’attente.
- Poursuivre le développement du Scoutisme autrement.
- Nous associer à des expert·es pour questionner les sentiments d'appartenance dans notre fédération.
Idées à creuser
- Mener une réflexion sur la taille des conseils d’unité et des sections.
- Réfléchir à des incitants ou des contraintes à la mobilité entre unités (en lien avec les formations ou l’obtention du woodbadge, par exemple).
- Création d’un outil de centralisation ou de publicité des listes d’attente.
Ce que tu peux faire dans ton unité
- Ose sortir de ton unité, de manière ponctuelle ou à plus long terme.
- Organise des intersections.
- Rêve des animations avec d’autres staffs.
Indicateurs
- Le nombre d’unités.
- Le nombre de personnes sur liste d’attente.
Une vision claire pour les 16-18 ans
Le scoutisme se vit dans notre fédération de 6 à 18 ans. Les pionnier·es, entre 16 et 18 ans, sont des scout·es : ils vivent le scoutisme.
Dans beaucoup d’unités néanmoins, les activités Pionniers se concentrent essentiellement sur l’organisation d’un camp, très souvent à l’étranger et partiellement dans une intention de service. L’année sert au rêve, à la préparation et à l’organisation de ce grand projet.
J’identifie plusieurs possibilités écartées par ces réductions.
- On peut vivre d’autres activités que des projets chez les Pionniers.
- Un camp Pionniers peut être organisé par les animatrices et animateurs.
- Le projet peut être vécu en dehors de l’organisation du camp.
- Le camp peut se vivre en Belgique.
- Un camp peut se vivre sans être centré sur un projet de service.
- Le camp peut se concevoir sans passer une partie de l’année à le financer.
Le constat général est que la pédagogie Pionniers telle que présentée dans Balises pour l’animation scoute n’est pas utilisée. Les propositions ne sont connues que de quelques animateurs et animatrices et rarement mises en œuvre.
Enfin, paradoxe supplémentaire, les pionnièr·es sont à la fois considérés comme des scout·es, et envisagés comme de futur·es animateurs ou animatrices. Le but du scoutisme n’est pas de faire des scouts des animateurs. Mais le scoutisme a besoin d’animateurs pour faire vivre le scoutisme.
La structure fédérale n’admet (presque) les pionnier·es que comme des scout·es et outille les animateurs et animatrices Pionniers à leur faire vivre le scoutisme. Les unités considèrent les pionniers aussi comme des futurs animateurs, ce qui a du sens. Néanmoins la structure n’outille pas spécifiquement leurs animateurs pour ce faire.
Il est nécessaire pour moi d’examiner ces questions. Que voulons-nous pour nos jeunes de 16 à 18 ans ? Que veulent nos pionnier·es ? De l’animation scoute ? De l’apprentissage à l’animation ? Un mix des deux ?
➡️ Objectif principal : redéfinir en fédération ce que nous voulons pour nos jeunes de 16 à 18 ans.
Comment atteindre l'objectif ?
Objectif principal
Redéfinir en fédération ce que nous voulons pour nos jeunes de 16 à 18 ans.
Actions essentielles
- Organiser un large congrès de réflexion sur le futur des 16-18 ans.
- S’autoriser à rêver hors du cadre actuel.
- Consulter les unités et les pionnier·es.
Idées à creuser
- Participe aux réflexions sur le futur de la branche Pionniers, si tu n'animes pas dans cette branche.
Idées à creuser
- Participe aux réflexions sur le futur de la branche Pionniers.
Indicateurs
Étant donné les directions différentes dans lesquelles peuvent partir les réflexions, pas d’indicateur fixé à ce stade.
Priorité sur la formation
Chaque année, entre 1 300 et 1 700 animateurs et animatrices passent par une étape de formation fédérale. Ce nombre est déjà conséquent, mais malheureusement insuffisant. En effet, l’offre peine à égaler la demande.
Ce qui coince ? Le nombre de formations que nous sommes capables de proposer. Nous devons ouvrir davantage de sessions. Pour cela, il faut soit plus de formatrices et formateurs, soit que ceux-ci puissent former plus souvent. Les cadres et les formateurs sont des bénévoles, comme les animateurs. Si le nombre de réunions ou de jours de camp n’est pas fixé par la fédération, le nombre de formations à donner ne l’est pas non plus.
Le plus grand risque est que, faute de places en formation, la demande continue à diminuer : signe d’un désintérêt – ou d’un désespoir – pour sa formation.
Les formations fédérales ont deux grands avantages. Se former à l’animation scoute (techniques, principes, réflexions, mise en projet…). Mais aussi se confronter à d’autres pratiques. Côtoyer d’autres animatrices et animateurs crée un espace d’échange de pratiques et de challenges mutuels. Nos formations servent à la fois la qualité de l’animation scoute et la cohésion de notre fédération.
Le conseil fédéral a récemment voté une priorisation des objectifs de nos activités fédérales. La première est de former tout bénévole qui souhaite l’être. Je suis personnellement persuadé que c’est le meilleur moyen de faire passer des messages et d’enrichir nos compréhensions respectives. Je veux m’employer à garantir cette priorité.
➡️ Objectif principal : permettre à chacun·e de nos bénévoles d’avoir accès à de la formation au niveau fédéral.
Comment atteindre l'objectif ?
Objectif principal
Permettre à chacun·e de nos bénévoles d’avoir accès à de la formation au niveau fédéral.
Actions essentielles
- Mener une réflexion et tester un système de formation hors du cadre du Brevet d’animateur de centre de vacances (BACV).
- Affirmer la priorité de la formation dans notre offre d’activités fédérales.
Idées à creuser
- Mettre en avant l’importance de la formation dans le recrutement des cadres et des formateurs.
- Évaluer l’impact des collaborateurs fédéraux sur nos activités.
- Affiner notre système d’organisation des formations (ouverture des formations et listes d’intérêt, création de notre offre, mobilité des formateurs…)
- Avoir des Pi-days qui fassent sens avec la réflexion sur la branche Pionniers.
- Envisager une priorité d’inscription pour les unités qui ont un plus faible taux de formation.
Ce que tu peux faire dans ton unité
- Projette-toi dans une fonction de formateur après ta propre formation.
- Teste les formations continues (JANIM et JANU) et l’ébauche de formation parallèle au BACV.
Indicateurs
- Le nombre d’animateurs et animatrices en formation.
- Le nombre d’animatrices et animateurs sur liste d’intérêt.
- L’écart de taux de formation entre unités.
Des animatrices et animateurs mieux accompagnés
Est-ce qu’être formé est nécessaire ou suffisant pour faire un bon animateur ou une bonne animatrice ? Clairement pas. Je reste cependant persuadé que la formation rend les animateurs meilleurs dans leur rôle.
Est-ce qu’expliquer sa mission à un futur animateur est nécessaire ou suffisant pour faire un bon animateur ? Ce n’est pas suffisant, mais je trouve ça nécessaire. Même si l’animation s’apprend aussi par mimétisme.
Un animateur répondant au grand baromètre fédéral sur trois indique qu’on ne lui a pas présenté sa mission : ni l’équipe d’unité, ni d’autres animateurs, ni un cadre fédéral.
Depuis cette année, tout nouveau bénévole inscrit a suivi un module d’e-learning pour signer son Code qualité des adultes (CQA). Il a eu sous les yeux l’essentiel de la bientraitance. Et c’est déjà un grand pas. Chaque animatrice et chaque animateur devrait également être conscient de ce qu’est le scoutisme. La formation initiale, l’utilisation du PASS (Plan d’Animation de Section Scoute) et l’accompagnement pédagogique vont lui donner ces petits plus qui convainquent que, non, le scoutisme n’est pas un loisir comme les autres. Il a pour ambition de créer des citoyens épanouis, prêts à s’investir dans la société afin de construire un monde meilleur.
C’est l’animatrice ou l’animateur d’unité qui est, avec son équipe, garant de la qualité de l’animation scoute dans son unité. C’est sa mission principale. Mais ont-ils tous les moyens d’accompagner les animateurs ? Entre la gestion des personnes, des locaux, des comptes, de l’organisation de la fête d’unité, de Desk… L’accompagnement des animateurs dans leur mission est un enjeu majeur pour que notre Mouvement puisse rayonner encore plus fort.
➡️ Objectif principal : assurer un accompagnement de base à chaque animateur et à chaque animatrice.
Comment atteindre l'objectif ?
Objectif principal
Assurer un accompagnement de base à chaque animateur et à chaque animatrice.
Actions essentielles
- Faire un état des lieux de la présentation des missions des animateurs et animatrices.
- Réfléchir sur l’accompagnement des animateurs.
Idées à creuser
- Réflexion sur le rôle du conseil d’unité.
- Relai ouvert en début d’année sur le rôle d’animateur à destination des nouveaux animateurs et des nouvelles équipes d’unité.
Ce que tu peux faire dans ton unité
- Participe à la vie de ton unité et au conseil d’unité et de l'équipe d'unité.
- Participe à l’accompagnement de tes jeunes co-animateurs.
- Réalise le PASS.
Indicateurs
- La proportion des animateurs qui se sont vu présenter leur mission.
- La proportion des animateurs qui se sentent à l’aise d’accompagner tout type de public scout.
Autres thématiques importantes
Les thématiques suivantes restent des enjeux importants pour notre fédération. Même si elles ne font pas directement partie des priorités pour le mandat, elles resteront au cœur de nos actions quotidiennes et seront, pour certaines, activées via d’autres priorités.
- Diversité et inclusion : beaucoup d’outils produits et de partenariats ressources créés. Nous devons les faire vivre.
- Écoresponsabilité : enjeu qui reste présent chez nos membres. L’écocheck est né il y a moins d’un an. Il répond à une bonne part des préoccupations mentionnées.
- Endroits de camp et locaux scouts : nous n’avons pas les ressources nécessaires pour un changement significatif. Nous continuerons à soutenir notamment Atouts Camps et les unités en difficulté sur ces sujets.
- Image du scoutisme : elle évolue vers un mieux depuis quelques années. L’enjeu a été cité pour des raisons différentes : endroits de camp, valorisation de notre mission, recrutement, représentativité de la société… Nous resterons collectivement attentifs à l’image que nous renvoyons.
- Représentativité de la société : enjeu qui me tient particulièrement à cœur, il a souvent été évoqué en Délégués days, mais rarement repris dans les choix finaux. Tendre vers davantage de représentativité doit rester dans nos esprits dans le cadre de nos priorités.
Comment s'est construite cette proposition de contrat d'animation fédérale ?
Deux constats majeurs
Une grande partie des priorités et des enjeux cités par les délégué·es sont souvent liés à deux constats.
- La collaboration entre les unités, leurs membres et la structure fédérale est cruciale. Plus de lien, c’est de meilleurs contacts, une meilleure circulation de l’information, des réponses apportées plus rapidement et plus efficacement, plus d’échanges d’idées.
- La structure fédérale a énormément de ressources et renvoie vers encore plus de ressources externes. Ces productions, ces compilations ne peuvent prendre la poussière sur le site web. Nous devons renforcer l’accessibilité aux informations.
Ces deux constats peuvent se lire dans les deux sens.
- La structure fédérale souhaite plus de contacts positifs avec les unités. Les unités souhaitent mieux connaitre les cadres.
- La structure fédérale doit travailler sur la clarté de ses ressources et l’efficacité de sa communication. Les bénévoles de terrain doivent pouvoir se dire : « La réponse est quelque part, je vais chercher ou demander. »
Des évidences et mes croyances
Les évidences énoncées dans le précédent contrat sont toujours valables.
- Toute personne qui souhaite être scoute doit pouvoir trouver une place dans nos sections.
- Chaque bénévole mérite un soutien équivalent.
- L’animation scoute doit être bientraitante, sans exception.
- Les animateurs et animatrices doivent être conscients de ce qu’est le scoutisme.
- Un scoutisme tourné vers la société aura plus d’impact.
- La structure fédérale doit être au service de l’animation scoute.
- Ensemble, on est mieux. Unités et structure fédérale doivent collaborer et dialoguer au maximum.
J’en ajoute un qui n’était pas mentionné dans le contrat d’animation fédérale (CAF) précédent.
- Le projet scout a plus que jamais sa place dans notre monde. Il doit inspirer les autres composantes de la société.
Des choix à faire
Un grand nombre d’enjeux ont été mentionnés lors de la construction du CAF. Tous ne peuvent pas être une priorité du futur mandat, au risque de ne pouvoir avancer sensiblement sur rien.
Parce que les ressources de la fédération ne sont pas infinies. Nous ne sommes que 11 700 bénévoles dont 320 cadres et dont seulement 46 animateurs fédéraux. Nous avons des ressources financières conséquentes mais limitées. Elles nous permettent notamment d’employer des personnes qui soutiennent nos bénévoles (secrétariat, comptabilité, IT, pédagogie et j’en passe…). Il n’y a que 52 semaines par an. Que 7 semaines de grandes vacances (pour ceux qui dépendent de la Fédération Wallonie-Bruxelles). Enfin, le temps que nous avons pour nous informer ou être exposé à de la publicité est particulièrement soumis à la concurrence.
Les choix se sont, entre autres, basés sur les éléments suivants :
- Les thématiques qui revenaient souvent chez les délégué·es : formations, listes d’attente, image du scoutisme, lien avec la fédération, pionniers…
- Les thématiques les plus citées dans le baromètre fédéral : écoresponsabilité, accompagnement des animateurs et animatrices, diversité et inclusion…
- Le lien entre les thématiques et les deux constats majeurs cités plus haut.
- Des thématiques dont les pistes de solution étaient fédérales. Les réponses devaient être structurelles : un outil, une action fédérale, quelque chose que chaque unité puisse mettre en place…
Résultat : six priorités. Quatre centrées directement sur l’animation et les animateurs et animatrices : la formation, la mise à disposition des outils, leur accompagnement et la branche Pionniers. Deux sur la fédération dans son ensemble : la cohésion et l’équilibre.