Rationaliser l’usage de l’IA
Impact environnemental
« L’IA a un bilan carbone terrible », tranche un article paru dans la “Technology Review”, du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology). « Entrainer un seul modèle d’IA peut émettre autant de CO₂ que cinq voitures au cours de leur vie. »
Dans le cas de ChatGPT, une publication de l’université de Californie évalue que l’entrainement de sa troisième version a consommé 1 287 MWh d’électricité, ces derniers ayant émis 552 tonnes d’équivalent CO₂, soit plus de 205 vols aller-retour entre Paris et New York. Quantité à laquelle il faut ajouter son utilisation quotidienne, évaluée à la louche à 23,04 kg de CO₂ par jour. Ce qui équivaut à 8,4 tCO2e/an, soit 12 années de consommation de chauffage électrique pour une maison en France de 110 m², selon les données de l’ADEME.
À tout cela, il faut encore ajouter la consommation en eau énorme que génère le refroidissement des serveurs. Un centre de stockage moyen consomme jusqu'à 600 000 m³ d'eau par an, soit l'équivalent de 6,5 piscines olympiques par jour.
Solutions
- Avant de vous lancer dans une recherche, précisez le besoin et privilégiez, tant que possible, les moteurs de recherche. Une recherche via un moteur classique consomme en moyenne 10 fois moins d’eau et d’énergie.
- Renseignez-vous pour rendre vos recherches avec l’IA efficaces. Cela évitera de multiplier les échanges dans la discussion et vous obtiendrez plus rapidement le résultat que vous cherchez.
- Les IA génératives (images, textes, musiques…) sont les plus énergivores. Tant que faire se peut, créez vous-mêmes vos visuels, scénarios, jingles…
Outil
Adopter de bonnes pratiques sur Teams
Impact environnemental
Comme tous les outils numériques, Teams engendre une pollution numérique selon son usage :
- Les fichiers Office : la création de fichiers Office (Word, PowerPoint, Excel…) au sein d’une équipe Teams est pratique. Mais chaque modification réalisée génère une nouvelle version du document. Chacune de ses versions est stockée et par conséquent, est plus lourde qu’un fichier sur un serveur traditionnel, en dehors de Teams.
Par ailleurs, la fonction « enregistrement automatique » activée par défaut a pour conséquence que chaque série de modifications enregistrée par le serveur sera enregistrée sous forme d’une nouvelle version. - Les réunions : lors des réunions Teams, utiliser la webcam est 20 fois plus lourd qu’utiliser uniquement le flux audio et sollicite également plus fortement le processeur et le processeur graphique de votre appareil.
- Les conversations : qu’il s’agisse de discussions individuelles ou d’équipes, certains éléments alourdissent vos messages comme les aperçus de liens, les GIF, les émojis.
- Les notifications : par défaut, Teams envoie des emails concernant les activités manquées : ajout à une équipe, mention dans une conversation, nouveaux messages… Ces mails pèsent 50 à 200 Ko à chaque envoi !
Solutions
- Privilégiez les fichiers collaboratifs plutôt que d’échanger à plusieurs reprises un fichier en pièce jointe par mail. Cependant, ne conservez que la version finale de vos documents collaboratifs en supprimant les versions intermédiaires enregistrées sur SharePoint.
- N’utilisez la fonction « Enregistrement automatique » que pour les documents collaboratifs et synchrones. Même sans cette fonction, Office crée des fichiers de restauration en cas de crash.
- Préférez l’édition des fichiers via les applications traditionnelles en sélectionnant « Ouvrir dans l’application de bureau » plutôt que « Teams » ou « Navigateur ».
- Lors de vos réunions, évitez l’usage de la caméra. Par exemple, lors des réunions de briefing aux évènements, n’allumez votre caméra que lorsque vous intervenez.
- Lorsque l’enregistrement d’une réunion est utile, pensez à le supprimer de OneDrive ou de SharePoint en vous mettant un rappel ou définissez une date d’expiration du fichier.
- Lors de vos conversations, privilégiez les interactions dans cet ordre :
- texte seul
- réaction rapide (pouce, cœur…) sur un message existant
- texte avec émojis
- émoji seul
- GIF
Outil
Mettre les adresses web fréquemment consultées en favoris
Impact environnemental
Une recherche d’une minute sur internet consomme :
- 100 watts sur un ordinateur fixe ;
- 20 watts sur un ordinateur portable ;
- quelques watts sur une tablette ;
- encore moins sur un téléphone.
Solutions
Les émissions de gaz à effet de serre sont divisées par 4 si vous :
- entrez directement une adresse URL dans l’explorateur internet ;
- consultez l’historique des recherches avant d’en faire de nouvelles ;
- utilisez des mots-clés précis dans les moteurs de recherche ;
- marquez comme favoris les pages web fréquemment consultées ;
- utilisez un navigateur de recherche écoresponsable.
Outil
Choisir des moteurs de recherche écologiques
Impact environnemental
- Une recherche Google consomme environ 0,0003 kWh d’énergie ou émet 0,2 g de CO2, soit l’équivalent de dix secondes de combustion corporelle. Avec 3,3 milliards de requêtes quotidiennes, l’impact s’accumule et prend une place importante. Privilégier des moteurs de recherche moins énergivores est donc une alternative préférable pour notre planète.
Solutions
- Effectuez vos recherches internet en utilisant un moteur de recherche écologique.
Outil
Fermer les onglets qui ne sont pas utilisés
Impact environnemental
L'une des mesures soumises par l'Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie) consiste à limiter la prolifération des onglets ouverts dans votre navigateur Internet. Lorsque vous avez beaucoup d'onglets ouverts, votre ordinateur doit travailler davantage et consomme ainsi plus d'énergie.
De plus, chaque onglet ouvert représente une connexion potentielle à un serveur, ce qui consomme encore plus de ressources. En limitant le nombre d'onglets ouverts, vous pouvez donc contribuer à réduire votre empreinte carbone.
Solutions
- Fermez les onglets non utilisés.
- Supprimez régulièrement les cookies pour alléger les serveurs informatiques.
- Désactivez l’utilisation de la mémoire par les onglets.
Outil
Privilégier les SMS aux messageries instantanées
Impact environnemental
Le SMS est moins impactant pour la planète que les messages instantanés via des applications. Pourquoi ? Parce que ces dernières, comme Messenger ou WhatsApp, échangent de nombreuses données qui doivent être traitées et stockées dans des centres de données, puis transmises aux utilisateurs via les réseaux de télécommunication. Ce processus consomme beaucoup d’énergie. Alors que dans le cas d’un SMS, on utilise les fréquences de la téléphonie classique.
Solutions
- N’utilisez les messages instantanés via des applications que lorsque c’est nécessaire. Dans le cas où vous devriez transmettre des informations, des photos ou des vidéos à un groupe de personnes, par exemple.
- Privilégiez les SMS lorsque vous ne vous adressez qu’à un seul interlocuteur.
- Paramétrez Microsoft, Google Message, Androïd Message… pour envoyer des sms depuis votre ordinateur ou tablette.
Outils
Regrouper, au maximum, les informations à transmettre aux participant·es et envoyer un mail direct et synthétique
Impact environnemental
Envoyer des mails, ça pollue ! Ce dernier va avoir un impact plus ou moins important sur l’environnement en fonction de l’énergie nécessaire pour :
- la rédaction du mail depuis un ordinateur ou un smartphone ;
- l’acheminement message jusqu’aux destinataires sur le réseau électrique, via des datacenters, des routeurs et des serveurs très énergivores ;
- la lecture du message ;
- le stockage du mail chez le destinataire et l’expéditeur.
Solutions
- Avant d’envoyer un mail, demandez-vous si votre mail est vraiment nécessaire.
- Contentez-vous d’envoyer un SMS lorsque c’est suffisant.
- Au-delà de 2 allers-retours de mail, mieux vaut passer un coup de fil à la personne ou échanger de vive voix.
- Lorsque vous envoyez un mail : regroupez les informations au maximum et n’utilisez qu’un style direct et synthétique car le temps passé à les écrire et à les lire constitue la principale source d'impacts.
Outil
Limiter le nombre de destinataires en ciblant son public pour l'envoi d'un mail
Impact environnemental
L’envoi d’un message de 1 Mo (avec pièce jointe) consomme en moyenne autant d’énergie :
- qu’une ampoule de 25 watts allumée pendant une heure ;
- que de le stocker pendant 1 an.
Solutions
- Avant d’envoyer un mail, demandez-vous si votre mail est vraiment nécessaire :
- Contentez-vous d’envoyer un SMS lorsque c’est suffisant.
- Au-delà de 2 allers-retours de mail, mieux vaut passer un coup de fil à la personne ou échanger de vive voix.
- Ciblez les destinataires et limitez les envois en nombre. Par ailleurs, un envoi en nombre peut être considéré comme indésirable ou même traité comme un spam par certaines messageries.
- Nettoyez vos listes de diffusion (suppression des doublons, des adresses erronées…).
- Sélectionnez les destinataires d’une réponse à un message groupé : tout le monde n’est pas forcément concerné.
- Évitez d’envoyer le même message aux mêmes destinataires par des moyens différents (mail et réseaux sociaux par exemple).
Alléger ses mails, notamment grâce à une signature de mail légère
Impact environnemental
L’envoi d’un message de 1 Mo (avec pièce jointe) consomme autant d’énergie :
- qu’une ampoule de 25 watts allumée pendant une heure ;
- que de le stocker pendant 1 an.
Les images et les logos dans une signature alourdissent les mails et par conséquent, génèrent plus d’énergie lors de l’envoi du mail avec une lourde signature.
Solutions
- Privilégiez le texte simple en évitant des images, des polices particulières, des couleurs, etc.
- Créez une signature sans image et purement textuelle ou n’utilisez pas de signature en signant simplement votre nom à la fin du mail. Particulièrement si vous vous adressez à des personnes qui vous connaissent.
- Créez une signature avec image ou logo en basse définition pour ne pas alourdir le mail.
- Écrire ses mails au format “texte brut” (4x moins polluant).
- Éviter d’utiliser la 4G, préférez le X_WIFI.
Compresser la taille des pièces jointes ou les envoyer grâce à des sites de dépôts temporaires
Impact environnemental
L’envoi d’un message de 1 Mo (avec pièce jointe) consomme en moyenne autant d’énergie :
- qu’une ampoule de 25 watts allumée pendant une heure ;
- que de le stocker pendant 1 an.
Les documents joints font exploser l’énergie nécessaire pour acheminer un mail et donc son impact environnemental.
Solutions
- Optimisez la taille des pièces jointes en envoyant des fichiers compressés, des images et des PDF en basse définition.
- Envoyez des liens plutôt que des pièces jointes : utilisez des plateformes de dépôt temporaire comme Ci-joint (plateforme codée par Les Scouts), Wetransfer, File Vert… Les plateformes conservent les documents quelques jours seulement, ce qui consomme moins d’énergie que le stockage d’un mail avec une pièce jointe.
- Supprimez les pièces jointes d’un message auquel vous répondez.
- Limitez le temps de lecture à l’écran : envoyez des documents faciles à lire, bien organisés, avec peu de textes (de type « slide » par exemple).
Outils
Faire régulièrement le tri dans ses mails, supprimer les SPAMS automatiquement et se désabonner des newsletters non lues
Impact environnemental
Les mails accumulés occupent inutilement de l’espace sur les serveurs, consommant de l’énergie et impactant l’environnement. Il est donc essentiel de nettoyer régulièrement sa boite mail. De plus, mieux vaut se désabonner des newsletters non lues pour éviter l’encombrement.
Solutions
- Faites le ménage dans votre boite mail :
- Supprimez les mails les plus volumineux et les plus anciens.
- Supprimez la pièce jointe, si vous n’en n’avez pas besoin, sans effacer le mail.
- Supprimez définitivement les mails qui se trouvent dans votre corbeille.
- Supprimez les spams.
- Filtrez les mails plus gros (par exemple plus de 1Mo) et classez par date pour effacer les plus anciens.
- Désabonnez-vous des newsletters non consultées.
- Utilisez un logiciel ou une application de type « email cleaner ».