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Convictions philosophiques et religieuses

Le scoutisme est ouvert à toutes et tous. Chez Les Scouts, chacun·e est libre de vivre ses convictions philosophiques ou religieuses, ou de ne pas en avoir. Notre mouvement accueille des jeunes et des adultes aux parcours et convictions très différents. Cette diversité fait partie de la richesse du mouvement et nous invite à apprendre à vivre ensemble dans le respect de chacun·e.

Sur cette page, tu trouveras : 

Faire vivre la spiritualité dans ta section

Comprendre la place des convictions philosophiques et religieuses chez Les Scouts

Le scoutisme est ouvert à toutes et tous. La fédération des Scouts accueille des jeunes et des adultes de toutes convictions philosophiques et religieuses, ainsi que des personnes qui ne se reconnaissent dans aucune religion.

Quelle place pour les religions chez Les Scouts ?

Par le passé, la fédération proposait une animation spirituelle principalement ancrée dans la tradition catholique. Cela explique que certains textes, chants ou traditions encore utilisés aujourd'hui comportent des références chrétiennes.

Aujourd'hui, la fédération ne privilégie plus une religion en particulier. Elle invite chaque scout·e à développer sa propre spiritualité, en fonction de ses convictions et de la manière dont il ou elle donne du sens à sa vie.

Une unité peut néanmoins choisir de proposer une animation spirituelle liée à une tradition ou à une religion particulière. Ce choix doit être clairement expliqué aux jeunes et à leur famille. Les références religieuses peuvent donc toujours être utilisées, pour autant qu'elles ne soient jamais imposées et qu'elles tiennent compte de la diversité du groupe.

Comment développer la dimension spirituelle des scout·es ?

Prendre du recul, s’émerveiller, donner du sens et aller plus loin font partie du développement spirituel de chaque scout·e.
Retrouve sur la page Spiritualité des outils concrets, des idées d’animations, des pistes adaptées à chaque branche et des clés de compréhension pour faire vivre cette dimension du scoutisme.

Vivre sa foi ou ses convictions lors des activités scoutes

Il n'existe pas une seule manière de vivre sa foi ou ses convictions. Deux personnes qui partagent une même religion ne les vivent pas forcément de la même façon. Il est donc important de ne pas supposer les besoins d'une personne à partir de son appartenance réelle ou supposée à une religion. Prends le temps d'en discuter avec elle et, si nécessaire, avec sa famille. Écoute ses besoins et cherche avec elle des solutions qui lui permettent de participer pleinement aux activités.

Par ailleurs, le rôle des animateurs et animatrices n'est pas de faire adhérer les jeunes à une religion ou à une philosophie, mais de permettre à chacun·e de trouver sa place dans le respect des convictions de toutes et tous.
 

Pratiquer son culte

Veille à ce que les scout·es puissent vivre leur pratique religieuse ou toute autre forme de spiritualité quand ils ou elles sont chez les scouts.

Pour cela, tu peux installer un espace Voyage intérieur : un lieu calme et intime où chacun·e peut se recueillir, prier, méditer ou simplement prendre un moment pour se recentrer.

Mettre en place un espace Voyage intérieur dans son unité.

Tenir compte des régimes alimentaires

Certaines personnes suivent un régime alimentaire lié à leur religion, à leur culture ou à leurs convictions. Discute avec elles et, pour les mineur·es, avec leur famille afin de connaître précisément leurs besoins et les adaptations possibles. L’objectif est que chacun·e puisse recevoir des repas adaptés et participer pleinement à la vie du groupe.

Attention : un régime halal n’est pas un régime végétarien.

Tenir compte du calendrier

En fonction de la composition du groupe, renseigne-toi sur les fêtes, périodes et pratiques religieuses qui pourraient avoir une influence sur l’organisation de l’année ou du camp. Croise ces informations avec les dates choisies et les horaires des activités.
Cela peut concerner :

  • les périodes de jeûne ;
  • les moments de prière
  • certaines fêtes ou célébrations importantes.

L’objectif n’est pas forcément d’éviter toutes ces périodes, mais d’en discuter en amont et de chercher des adaptations raisonnables lorsque cela est nécessaire.

Favoriser le dialogue interculturel et interreligieux

La vie scoute peut aussi être l’occasion de découvrir les convictions des autres, d’échanger sur les différentes manières de croire ou de ne pas croire et de mieux comprendre les pratiques présentes dans le groupe.
Tu peux par exemple :

  • Proposer un temps d’échange autour des fêtes, traditions ou pratiques importantes pour les membres du groupe.
  • Organiser une rencontre avec des personnes de convictions différentes, par exemple un imam, un rabbin, un pasteur, un prêtre ou un représentant d’une association laïque.
  • Coanimer un temps de discussion où chacun·e peut partager, s’il ou elle le souhaite, la manière dont il ou elle vit - ou non - sa religion ou ses convictions.

Certaines fiches Sensaction permettent également d'ouvrir des échanges sur le rapport à soi, aux autres et au monde. Tu les retrouveras sur la page Spiritualité.

Lutter contre les discriminations liées aux convictions philosophiques et religieuses

Une discrimination liée aux convictions philosophiques ou religieuses se produit lorsqu'une personne est traitée différemment en raison de sa religion, de ses convictions philosophiques, de son absence de religion ou de son appartenance réelle ou supposée à un groupe religieux.
Cela peut concerner une personne parce que :

  • Elle est membre d'une religion organisée (catholique, protestante, orthodoxe, musulmane, juive, sikh, etc.).
  • Elle est membre d'une association religieuse non traditionnelle (Scientologie, Témoins de Jéhovah, etc.).
  • Elle est athée, agnostique ou ne se reconnaît dans aucune religion.
  • Elle est associée, à tort ou à raison, à une religion particulière.

Par exemple, un·e participant·e à un camp :

  • À qui l'on interdit de pratiquer son culte ou à qui l’on ne permet pas concrètement de le faire.
  • À qui l'on refuse un menu adapté à ses convictions.
  • Dont on se moque en raison de sa religion ou de celle de sa famille.

Il est possible que tu entendes ou observes des propos ou des situations problématiques, souvent sans mauvaise intention, mais cela reste blessant et discriminant. Ne laisse pas passer, il faut réagir et en parler. 

Pour t’aider, tu peux consulter le document Réagir face à une discrimination.

Antisémitisme et islamophobie

L’antisémitisme désigne les préjugés, les propos, les comportements hostiles ou les discriminations visant les personnes juives, parce qu’elles sont juives ou perçues comme telles.

L’islamophobie désigne les préjugés, les propos, les comportements hostiles ou les discriminations visant les personnes musulmanes, parce qu’elles sont musulmanes ou perçues comme telles.

L'antisémitisme et l'islamophobie sont également présentés sur la page Origine, culture et couleur de peau, qui aborde plus largement les mécanismes du racisme. En effet, l’antisémitisme et l’islamophobie sont des formes de racisme, puisqu’ils peuvent viser des personnes en raison de leur appartenance réelle ou supposée à un groupe, et pas uniquement en raison de leurs pratiques religieuses.
 

Découvrir la page Origine, culture et couleur de peau.
 

Des ressources pour te soutenir

Pour aller plus loin