Scouter au temps du covid-19

Mise à jour du 02/02/2021 : Pourquoi des réunions pour tous mais en groupe de 10 ?

Il n'est plus à prouver que la reprise des activités (pour les adolescents) ou le maintien de celles-ci (pour les enfants) fait l'unanimité. Les règles instaurées suivent donc avant tout ce principe de base : permettre à chaque enfant et ado de suivre/reprendre les activités extrascolaires, au nom de son bienêtre psychologique.

À côté de cela, les chiffres actuels et l'évolution de l'épidémie montrent deux choses importantes : 

  1. Les adolescents restent un public touché par le covid, et un public moteur de l’épidémie.
  2. Le nouveau variant circule plus facilement chez les enfants, même si les cas graves ne se manifestent pas plus qu'avant. De facto, ils deviennent donc un moteur plus important qu'avant.

Ces deux éléments mis côte à côte invitent à maintenir les activités tout en limitant le nombre de contacts de chaque enfant.

Les deux points d'attention ci-dessus ont donc abouti à la conclusion de continuer / faire reprendre les activités mais dans des groupes (plus) petits.

Une seule activité par semaine ? 

Même si les médias ont largement communiqué cette mesure, elle n'apparait finalement pas sous forme d’obligation dans l'arrêté ministériel.

Cet arrêté précise toutefois qu'il est vivement conseillé de limiter le nombre de hobbys en groupe à un hobby par enfant ou par jeune. Néanmoins, nous insistons sur le fait qu’il n’est pas de la responsabilité des animateurs et/ou de l'équipe d’unité d’assurer un contrôle de cette mesure. Chacun définit ses hobbys en bon père de famille.

Nous sommes intimement persuadés que chaque parent fera le meilleur choix pour son ou ses enfants. Ce choix ne peut en aucun cas devenir un critère d’exclusion (pour le camp notamment).

Si un enfant ne participe plus aux activités scoutes en présentiel, nous souhaitons néanmoins qu’il garde un lien avec sa section, via des activités virtuelles.

Covid-19 : comment Les Scouts prennent-ils leurs décisions ?

Pourquoi les protocoles changent-ils par rapport à ce qui avait été annoncé en début d’année ? Pourquoi des groupes de 50, de 10 ou autre ? Les questions qui nous arrivent sont nombreuses, et il est légitime que vous vous les posiez. Pour que tout le monde y voie clair, voici comment fonctionne les mécanismes de décisions en matière de covid chez Les Scouts. 

Commençons par un petit rappel concernant notre mission de base. Cette dernière est d’offrir du scoutisme aux enfants. C’est notre raison d’être et nous sommes convaincus de son bienfondé et du caractère essentiel qu’elle revêt, surtout à l’heure actuelle. De nombreux experts (délégué général aux droits de l’enfants, divers ministres, pédiatres, ou membres du secteur) soulèvent ce besoin de connexion des enfants, il en va de leur bienêtre.

Bien entendu, nous ne souhaitons pas accomplir cette mission à tout prix ! Oui, nous souhaitons offrir du scoutisme et permettre aux enfants de grandir, mais pas au risque de leur santé physique, c’est pourquoi nous nous basons sur des avis d’experts sanitaires.

Il convient donc de trouver la balance entre santé physique et mentale, entre bienêtre physique et psychologique, ce que nous nous efforçons de faire jour après jour en cette période compliquée.

Les activités que nous autorisons ou interdisons le sont sur base de protocoles que nous recevons de la part de la ministre de la Jeunesse. Ces protocoles sont concertés avec tout le secteur Jeunesse et les réalités diverses de ses acteurs sont prises en compte. Ils sont ensuite validés par des experts d’un point de vue médical (risk management group, task force pédiatrique, virologues…), puis par un volet politique (le CNS et, désormais, le comité de concertation).

Nous recevons donc un protocole qui a été validé par une série d’acteurs estimant que les activités se déroulant dans le cadre prévu et en respect des mesures énoncées se situent dans un niveau de risque acceptable (le risque zéro n’existant pas actuellement car le virus circule partout). Nous « traduisons » ensuite ce protocole dans un langage scout, adapté à nos réalités (de base, le protocole s’adresse à l’ensemble du secteur, aux réalités très diverses). Nous publions ensuite ces mesures à destination de nos membres : c’est le cadre dans lequel doivent se dérouler nos activités pour être : 

  1. dans le cadre législatif défini par la ministre ; 
  2. dans un niveau de risque acceptable défini par les experts.

C’est également le cabinet de la ministre qui nous indique le code couleur que nous devons appliquer. Ce ne sont pas des décisions qui nous reviennent.

Bien sûr, nous ne prenons pas tout ce que nous recevons pour argent comptant, rassurez-vous. Conscients et critiques que nous sommes, nous remettons en question et cherchons à comprendre les directives que nous recevons.

Lorsque des mesures nous semblent disproportionnées, irréalistes ou impossibles à mettre en place, nous cherchons à connaitre l’objectif qui se cache derrière afin de proposer des solutions adaptées à nos réalités

Lorsque des mesures nous semblent inadaptées (par exemple, parce que trop faibles d’un point de vue sanitaire), nous prenons avis auprès d’experts de notre réseau afin qu’ils nous expliquent pourquoi ces mesures sont là. Deux cas de figure se présentent alors à nous :

  • soit l’explication est convaincante et nous pouvons nous-mêmes expliquer cela à nos membres ;
  • soit l’explication ne nous semble pas suffisante et nous pouvons aller plus loin que les prescriptions gouvernementales afin d’assurer une animation qui garantisse la sécurité de tous.

En tant que fédération, nous disposons d’une responsabilité de moyens, pas de résultats. Nous ne pouvons pas garantir que la participation à des activités scoutes n’amènera pas l’une ou l’autre contamination, et cela vaut malheureusement pour toute la société. Nous mettons néanmoins tout en œuvre pour éviter les contaminations lors des activités scoutes. Si les règles sont adéquatement suivies, les risques sont minimes. 

La responsabilité des animateurs ne peut être engagée à moins qu’ils aient volontairement cherché à faire tomber des enfants malades, ce dont nous doutons plus que fortement.

Il revient à chacun d’entre nous de prendre ses responsabilités. 

La responsabilité de faire participer son enfant ou pas à une activité scoute reste du côté des parents, qui doivent pouvoir en parler s’ils ne se sentent pas à l’aise et être entendus et respectés dans leur choix.

La responsabilité d’organiser des activités scoutes se trouve du côté des animateurs et équipes d’unité. Il n’existe aucune obligation de mettre en place une activité où chacun ne se sent pas à son aise.

Vous l’aurez compris : nous mettons tout en œuvre pour que le scoutisme puisse se vivre dans les conditions les plus sûres, mais nous n’obligeons à rien. Si un parent n’est pas à l’aise à l’idée de mettre son enfant à une activité scoute, qu’il ne le fasse pas. Si un staff n’est pas à l’aise à l’idée d'organiser une activité avec son groupe, qu’il ne l’organise pas. Nous respectons et soutenons pleinement ces choix.

Nous restons disponibles pour soutenir les unités dans cette situation difficile et pour répondre à toute interrogation ou interpellation, que celles-ci émanent d’un membre d’équipe d’unité, d’un animateur ou d’un parent.

Un remboursement de la cotisation est-il possible ?

En ce qui concerne la partie fédérale de la cotisation (45 €), il n’est pas envisageable de procéder à un remboursement en tout ou en partie si les activités scoutes devaient être suspendues. 

En effet, cet argent ne couvre pas seulement l’assurance responsabilité civile et dommages corporels des membres, mais permet aussi le financement de nombreux services aux membres (formation d'animateurs, création de supports pédagogiques, publication des revues, etc.).

Négocier avec les assurances nous demanderait beaucoup de temps et d’énergie pour un faible retour pour les parents. Par contre, la solidarité entre membres est de rigueur par les temps difficiles que nous traversons et les services fournis par le siège de la fédération (le 21) ne s’interrompent pas, que du contraire. 

On peut affirmer aujourd’hui que les quelque 60 employés de la structure professionnelle, plus que jamais, abattent un travail énorme :

  • rédaction de protocoles : et donc nombreuses réunions avec les autorités et adaptations en fonction de l’évolution de la situation ;
  • communications multiples : mailings, revues spéciales, mises à jour régulières du site, news sur les réseaux sociaux, réponses aux très nombreuses questions qui nous parviennent par mails, commentaires, appels téléphoniques, etc. ;
  • production d’outils pédagogiques adaptés à la situation : comment scinder une section, organiser la vie de l’unité à distance, idées d’activités en ligne, conseils pour organiser des réunions en virtuel, aide pour faire face aux réactions des scouts, etc. ;
  • adaptation de la logistique : multiplication des lieux de formation pour limiter le nombre d’animateurs présents en un même endroit, passage au virtuel, etc ;
  • gestion des cas de covid dans les unités ;
  • ...

Pour toutes ces raisons, et parce qu’une part de cette cotisation vise à alimenter les mécanismes de solidarité fédéraux, il nous est impossible de proposer un remboursement de la cotisation fédérale.

Il se peut par contre que l’unité ait ajouté à cette cotisation fédérale un montant couvrant les gouters, une première participation à un weekend ou au camp. Il nous semble, dans ce cas, possible d’envisager avec l’équipe d’unité un remboursement des frais liés à une activité qui ne se serait pas tenue.

Nous comprenons que la situation est difficile pour tous et tenons aussi à rappeler qu’en cas de difficultés financières, il existe plusieurs mécanismes de solidarité. N’hésitez pas à y faire appel au besoin !