Un camp zéro déchet, c’est possible!

Stanislas, animateur à Krainem (WL106), a testé le camp zéro déchet.

Mon ancien staff Louveteaux et moi, nous avons toujours eu une grande sensibilité écologique. Du coup, lorsque Thibaud, un ancien de l’unité qui vit lui-même selon la philosophie du zéro déchet, nous a proposé de nous lancer dans un projet de camp zéro déchet, nous avons tout de suite accroché.

Nous avons décidé, dans un premier temps, de nous concentrer sur l’alimentation : c’était plus facile et ça nous permettait de ne pas toucher à l’animation.

 

Il faut anticiper…

Thibaud nous a bien aidés, parce que c’est une démarche qui demande beaucoup d’anticipation. Pour le staff, le projet a commencé six mois avant le camp. En effet, comme le principe est d’acheter tous les produits dont nous avons besoin en vrac, dans nos propres contenants réutilisables, ça suppose deux choses :

  1. Acheter à l’avance les denrées non périssables dans les coopératives et magasins de Bruxelles qui les proposent en vrac.

  2. Prévoir des menus de saison pour être sûrs de trouver les ingrédients dans les fermes aux alentours. Nous avions décidé de ne pas faire les choses à moitié, alors nous avons aussi acheté les fruits, les légumes et le peu de viande que nous avons consommée dans les fermes locales et bio situées à proximité de notre camp (Ciney). Cela nous a permis par ailleurs de limiter les trajets en voiture, en nous coordonnant avec les éclaireurs de notre unité en camp pas loin. Par exemple, on achetait les bacs de légumes pour les deux camps et pour trois jours, et on a pu partager certains achats avec eux (comme le liquide vaisselle en bidon de 10 litres !).

 

...et rester souple !

Cela dit, même en anticipant bien, on n’était pas à l’abri des imprévus : on avait prévu des tomates… mais elles avaient manqué de soleil début juillet, alors on a dû réadapter une bonne partie de notre menu. Comme on avait un bon contact avec eux, les fermiers nous ont proposé d’autres légumes en fonction de leur récolte et, avec un peu d’imagination, ça s’est bien passé… Et on a super bien mangé !

 

Zéro déchet, deux objectifs

Tout d’abord, on voulait que les louveteaux apprennent quelque chose de la démarche. Du coup, on avait choisi comme thème celui d’un avenir post-apocalyptique saturé de déchets, et on l’a expliqué dans le carnet de camp, lors de la réunion de parents, etc. En outre, tous les jours, on organisait un petit module éducatif : sur les déchets, sur les achats en vrac, le végétarisme… Et tout cela sans jamais oublier de s’amuser et de rire !

Notre deuxième objectif était en effet de ne pas nous transformer en camp de vacances de luxe en faisant exploser le budget. Nous avons donc fait le choix de limiter notre consommation de viande, ce qui nous a permis d’économiser pas mal et de ne pas toucher au prix du camp. Cela a représenté une contrainte supplémentaire dans l’élaboration d’un menu équilibré, mais même les louveteaux qui avaient un peu de mal à se nourrir différemment au début ont fini par trouver ça génial.

 

Des résultats concluants

Ce qui est bien avec ce genre de projet, c’est qu’on voit tout de suite le résultat : on a pesé nos poubelles et comparé avec le camp de l’autre meute de notre unité : 12,5 kg contre 65, pour deux camps équivalents ! (50 participants, 10 jours)

Notre plus belle victoire ? Que la relève ait déjà décidé de continuer pour le camp 2017 !

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